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Le dossier, jugé à Châteauroux, avait été très médiatisé, il revient devant la justice : celui d'un réseau d'accueil illégal d'enfants de l'Aide sociale à l'enfance installé entre l'Indre, la Creuse, et la Haute-Vienne. Plusieurs condamnés ont fait appel et seront jugés à nouveau le 20 novembre. Après un premier procès qui s'était déroulé à Châteauroux en octobre 2024, le scandale du réseau d'accueil illégal d'enfants de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) est de retour devant la justice. Un procès en appel aura lieu à Bourges le 20 novembre prochain. Ces enfants, venus de l'ASE du Nord, du Val-d'Oise, ou encore de Vendée, étaient accueillis pour des séjours dits "de rupture", dans des conditions parfois indignes, par des familles qui ne disposaient pas de l'agrément nécessaire, dans l'Indre, la Creuse, et la Haute-Vienne, entre 2010 et 2017. Certains ont subi des violences et des humiliations. Dix-huit personnes au total étaient jugées dans ce dossier au tribunal de Châteauroux. Au moins deux d'entre elles ont fait appel de leur condamnation, il s'agit de Julien M., l'un des organisateurs présumés de ce réseau d'accueil, et son ex-compagne. Lui avait été condamné en première instance à six ans de réclusion, avec mandat de dépôt différé, et 20.000 euros d'amende. À lire aussi Châteauroux RETRO 2024 : Le procès d'un réseau d'accueil illégal de jeunes de l'ASE, maltraités dans l'Indre 02/01/2025 Plusieurs jeunes, anciens de l'ASE, ont eu le courage de témoigner au tribunal Un procès au format plus réduit qu'à Châteauroux À Châteauroux, le procès avait duré une semaine, un temps nécessaire pour éplucher cet épais dossier et entendre les 18 personnes mises en cause à différents titres, certaines étaient considérées comme organisatrices du réseau, d'autres comme simples accueillants. À Bourges, l'audience sera bien plus courte. Elle est prévue uniquement sur une demi-journée, car il y a moins de prévenus à juger qu'en première instance. Lors du procès à Châteauroux, Julien M., habitant de la Creuse, poursuivi pour plusieurs faits de violences et des humiliations sur les enfants accueillis, n'avait reconnu qu'une partie de ce qui lui est reproché. À savoir des gifles qu'il désignait comme "des recadrages". Pour le reste, il a souvent affirmé à la barre ne pas se souvenir des faits décrits par les jeunes venus témoigner au tribunal, et a contesté les faits les plus violents évoqués. Nous ne sommes pas parvenus à joindre son avocate.

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Après un premier procès médiatique à Châteauroux, deux condamnés dans l’affaire du réseau d’accueil illégal d’enfants placés par l’Ase du Nord ont fait appel. Leur procès s’ouvrira le 20 novembre 2025 à Bourges (Cher). Il avait fallu une semaine, en octobre 2024, pour que le tribunal de Châteauroux démêle cette affaire hors-norme. Pour entendre à la barre de jeunes adultes raconter la maltraitance, des conditions d’hébergement indignes vécues alors qu’ils étaient confiés à l’aide sociale à l’enfance. Entre 2010 et 2017, ces adolescents, principalement du Nord, ont été placés pour des séjours de rupture, dans une association de l’Indre en dehors de tout contrôle et d’agrément. Dix-huit personnes ont été jugées pour leur participation à ce réseau d’accueil illégal d’enfants placés aux confins de l’Indre, de la Haute-Vienne et de la Creuse. Le principal mis en cause, Julien M., et son ex-compagne ont fait appel de la décision et seront rejugés jeudi 20 novembre 2025 à Bourges, dans le Cher. Julien M. avait été condamné à la peine la plus lourde, six ans de prison et 20.000 € d’amende. L’affaire sera réexaminée sur une après-midi Pendant le procès, Julien M., présenté comme l’un des principaux organisateurs du réseau par l’accusation, avait reconnu quelques « recadrages mais pas de coups ». Il s’était défendu des violences les plus graves décrites à la barre par les victimes : « Je ne lui ai jamais mis la tête dans les toilettes. C’est inhumain de faire une chose pareille. Je ne peux pas laisser tout passer ! » À Bourges, l’affaire sera réexaminée sur une après-midi. Repères Les autres familles poursuivies, qui avaient accueilli des enfants, ont été relaxées des poursuites pour travail dissimulé en bande organisé, mais ont été reconnues coupable pour l’accueil sans agrément et condamnées à des amendes. Aucune n’a fait appel. Au sortir de l’audience, elles ont fait savoir leur besoin de tourner rapidement cette page judiciaire. Me Christel Jousse, du barreau de Châteauroux, avaient défendu les intérêts de deux jeunes hommes. « Il ne faut pas oublier que ce sont des enfants qui étaient déjà en difficulté avant tout ça », souligne l’avocate. À l’heure de préparer le procès, elle ne sait pas encore si ses clients seront présents à l’audience. « Ce sont des jeunes qui ont beaucoup souffert. Il y a des choses qu’ils avaient eues du mal à entendre au premier procès. » D’après nos informations, plusieurs condamnés pourraient être entendus en qualité de témoins le 20 novembre 2025. Cela devrait être le cas de Bruno Cloud, condamné à quatre ans de prison dans le cadre de cette affaire, alors qu’il était déjà incarcéré pour une longue peine. « Je serais présent à l’audience, confirme son avocat Me Alban Briziou, car je dois défendre ses intérêts face à quelques victimes qui veulent notamment le faire payer pour des infractions non retenues dans le procès initial. » Plusieurs victimes auraient en effet fait appel de la décision relative aux intérêts civils.

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